Qui sont les Sylvaners ? D'où viennent-ils ? Comment-vivent-ils ? A quoi rêvent-ils ? Si vous voulez connaitre les secrets de ce peuple, vous êtes sur la bonne branche...


Humains et An-Bharu, autrefois nous étions un même peuple...

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« Remonte loin, très loin dans le souvenir des Humains...
Remonte loin, très loin dans le souvenir des Sylvaners…
Et rencontre un temps où les uns et les autres ne formaient qu’un seul et même peuple.
Un peuple marchant droit, les pieds ancrés dans la terre, la tête dressée vers le ciel.
Ils disaient « Mère Terre » car la terre les nourrissait.
Ils disaient « Père Esprit » car l’Esprit les guidait.
Ils savaient que tout ce qui vivait, plantes, roches, bêtes, insectes, nuages et océans étaient comme eux, enfants de la Mère Terre et du Père Esprit.
Et parmi tous ces frères et soeurs mobiles et immobiles, ils vivaient en harmonie.
Avec les esprits de tous ces êtres ils vivaient en harmonie.

Mais un jour, une femme a pris un pic de bois et elle a fendu la terre pour y semer des graines.
La femme a dit : Grâce à ce sillon la Mère Terre va nous donner encore plus d’épis de blé.
Un homme a répondu : Ne vois-tu pas qu’en faisant cela tu as déchiré le ventre de la Mère-Terre, et que tu l’as fait souffrir ?
Le jour suivant, un homme dressa une grande pierre et il dit aux autres: Ceci est l’endroit où nous pourrons parler au Père Esprit. Désormais nous pourrons le voir de loin, et nous pourrons danser autour de lui.
Une femme a répondu : Voici une idée absurde ! Le Père Esprit est partout, même dans
l’invisible, et nous pouvons danser quand bon nous semble et où bon nous semble.

Dans les jours qui suivirent beaucoup d’arbres furent abattus afin de créér un grand champ creusé de nombreux sillons. Et au milieu de ce champ fut dressée une très grande pierre.
Dans le champ, le blé poussa en abondance et après la récolte de nombreuses femmes et de nombreux hommes dansèrent autour de la pierre dressée.
Mais un petit groupe de femmes et d’hommes ne voulurent pas manger ce blé et ne voulurent pas danser, car ils pleuraient encore leurs frères et sœurs arbres abattus pour faire place au champ.
Ils avaient beaucoup de rancoeur envers les premiers.
Alors ils s’éloignèrent, partirent dans la forêt.
Ceux-là prisaient plus que tout le lien qui les unissaient à tous les autres enfants de la Mère Terre et du Père Esprit.
Ceux-là renièrent le nom d’Humain et s’appelèrent entre eux An-Bharu, Peuple de la forêt.
Et depuis toujours ils restèrent en communion avec les autres êtres, mobiles et immobiles, et avec les esprits de tous ces êtres… 
« Le peuple qui autrefois était uni est désormais coupé en deux.
Chaque groupe est allé de son coté et de chaque coté furent déployés des talents particuliers, extraordinaires…
Les humains développèrent donc l’agriculture, puis l’élevage, et ils inventèrent le calcul et l'écriture. Ils creusèrent les entrailles de la terre pour en extraire le fer, le cuivre, le charbon, le pétrole, et l’or. Ils inventèrent toutes sortes de machines pour travailler la terre, pour creuser le sol. Des machines pour construire des maisons, et pour construire d’autres machines.
Ils inventèrent des machines pour communiquer, pour jouer, pour observer le plus lointain et le plus petit. Et d’autres machines encore pour naviguer, pour rouler, et pour voler dans le ciel et jusqu’à la Lune et plus loin, toujours plus loin.
Les pierres levées devinrent des temples immenses, autour desquels ils bâtirent leurs villes.
Ils inventèrent des armes pour protéger leurs champs, leurs temples et leurs villes.

Ceux qui avaient choisi la forêt, les An-Bharu, créèrent des liens toujours plus subtils avec les bêtes et les plantes, les roches et les éléments…
Ainsi ils découvrirent et développèrent l’art de la métamorphose. Ils apprirent à prendre la forme des esprits-animaux qui les habitaient.
De la même façon ils apprirent à prendre l’aspect des arbres, des plantes, des roches et de tout ce qui les entouraient…
C'est ainsi qu'ils parvinrent ainsi à se rendre invisibles.
Ils développèrent l’art de la télépathie, le Bhag’hou, ce qui signifie ‘parler-poisson’, ‘parler silencieux’. Ainsi ils purent communiquer les uns avec les autres en étant même très éloignés.
Les An-Bharu tournèrent leur dos aux autres humains, refusant de se montrer à eux, s'enfonçant dans les forêts les plus profondes.
Et les autres finirent par les oublier…

Gardiens des forêts

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Lorsque les humains "inventèrent " l'agriculture, les champs commencèrent à prendre la place des forêts. Parfois les brûlis dévastaient plus que nécessaire. La méconnaissance de l'irrigation entraînait l'érosion et la minéralisation des sols. Les forêts s'amenuisaient, les déserts avançaient. Cependant, à leur mesure, les Sylvaners replantaient, aidant la forêt à reconquérir l'espace mis à nu par les humains.
A l'agriculture s'ajouta l'industrie. Il fallu aux humains encore plus de bois pour nourrir le feu des forges et des fonderies. Il fallu des forêts entières pour construire les navires, édifier les bâtisses et les temples.
Il fallu du bois pour le charbon qu'avalaient par tonnes les machines toujours plus puissantes, et pour chauffer les familles toujours plus nombreuses.
Siècle après siècle, à mesure qu'augmentait la population humaine et son appêtit sans limites, les forêts, sur toute la planête, diminuaient.
Les Sylvaners se sentirent impuissants, mais ne se résignèrent pas cependant. Ils continuaient à replanter, allant d'une clairière calcinée à une  orée stérile. Ils amenaient avec eux les petits plants fragiles qui, plantés en bosquets, trouveraient peut-être la vigueur pour croître et agrandir la forêt.
Ne pas se résigner... car il n'y a pas d'alternative. Ils savent que sans la forêt ils ne peuvent exister.
Ils savent que sans les forêts les humains eux non plus ne pourront exister.
La vie sur Terre, telle que nous la connaissons, telle que nous l'aimons, ne pourra exister.

Le Bha'-Bharu

Le language du peuple An-Bharu est beaucoup moins simple qu'il ne le semble. Par ce sentier vous pourrez le découvrir... (Dans quelques jours).
Dans le livre, lorsque les An-Bharu parlent entre eux avec des paroles audibles, ces lignes, en italique, sont rarement traduites...
Pour ceux qui n'ont pas envie de jongler avec le Bha'-Bharu, je vais mettre dans cette page la traduction de chacune de ces phrases.

Les habitations...

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Pandanu, Dhaldanu, les Sylvaners vivent en haut des arbres, dissimulés par les cimes... Pour la visite, ce sera par ici (mais pas encore...).

Pangrebs bien souples et cuillères à bec d'oiseau...

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Etant nomades, les Sylvaners ont peu d'objets. Mais chacun de ces objets, qu'il soit un ustensile de cuisine, une couverture murale ou un habit, a été réalisé avec le plus grand soin, alliant  beauté et utilité.